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Critique littéraire : En passant par Israël  0

Critique littéraire :

En passant par Isarël

Mireille Pierson

(critique en partenariat avec les accros et mordus de lecture )
Titre d’origine : En passant par Israël
Auteur : Mireille Pierson
Date de parution : 2011
Nombre de pages : 164
Édition : Chloés des Lys

Quatrième de couverture :

Ce livre relate l’histoire de la vie d’une jeune fille qui depuis sa naissance cherche le chemin de la Vérité, le chemin de l’Amour. Elle veut comprendre le sens de sa vie. Après la mort de son père, Laura va entreprendre des voyages. A travers ses aventures et ses rencontres, elle va pouvoir faire ses expériences, mieux se connaître et arriver à son but qui est finalement l’épanouissement dans sa vie actuelle. La Terre d’Israël a été pour elle la source, la base de toute son évolution intérieure. Malgré les embûches et les difficultés, elle réussira à trouver ce qui est bon pour elle.

Elle va commettre des erreurs, ce qui est normal car la vie n’a pas de  » recette magique.  » Il faut persévérer, apprendre à se connaître et être soi-même sans avoir peur du regard des autres. Rechercher la lumière qui est en nous et la faire briller.Il faut persévérer, apprendre à se connaître et être soi-même sans avoir peur du regard des autres. Rechercher la lumière qui est en nous et la faire briller. »Le plus grand bien que nous puissions faire aux autres n’est pas de leur communiquer notre richesse mais de leur révéler la leur. »LouisLavelleCe livre décrit Israël ainsi que les autres pays à l’époqueoùLaura s’y est rendue et selon son témoignage.

Y a-t-il une suite ? Non

Ma chronique :

Tout d’abord je voudrais remercier les éditions Chloés des lys et le forum accros et mordus de lecture pour ce petit livre peu ordinaire et très intéressant.

A travers ce roman, « en passant par Israël » nous suivons une jeune suissesse du nom de Laura,  benjamine d’une fratrie de trois sœurs. Ses parents n’ont pas beaucoup d’argent et elle grandit dans une ambiance familiale perturbée par la descente aux enfers d’un père absent, alcoolique et accro aux jeux d’argent. Un père, qui finit par se suicider un soir de Noël alors qu’elle n’est encore qu’une adolescente. Fortement déstabilisée par cette mort tragique, sa vie de jeune adulte est très difficile. Elle supporte mal les boulots stables, elle dit qu’elle y étouffe et trouve dans le voyage, où plutôt la fuite, un moyen de s’évader de son quotidien. Même si elle fait du tourisme, elle voyage pour découvrir le pays qu’elle visite. Elle s’y installe plusieurs mois, voire une année pour y travailler, connaitre la société et faire des rencontres. Pour Laura ces voyages sont une façon de poursuivre son épanouissement personnel vers la quête de son propre bonheur. Mais voilà, c’est une jeune fille qui a bon cœur, qui partage facilement et qui tombe aisément dans les griffes de personnes mal intentionnées. Concernant sa vie amoureuse, elle ne rencontre que des hommes qui ne savent pas prendre soin d’elle ou qui l’a manipulent et se retrouve devant des choix impossibles qui la marqueront à vie, la poussant même jusqu’à une tentative de suicide. Repoussée par son père, trahie par ses amoureux et atrocement manipulée par Djon. Son salut réside dans le voyage et dans les rencontres qu’elle y fait car au final c’est lors de l’un d’entre eux qu’il finit par s’initier à la spiritualité et à la connaissance de soi qui la délivreront peu à peu de son passé tragique.

L’écriture est fluide et légère mais je ne suis pas complétement entrée dans le roman. Les situations tragiques qui se succèdent, les mauvaises rencontres, les plusieurs tentatives de viols dont l’héroïne fait l’objet, tout cela manque de vraisemblance. Son histoire ressemble à un résumé des violences que l’on peut faire à une femme, c’est trop pour une seule vie ! Les personnages secondaires, bien que travaillés, manquent de profondeur et réagissent de façon un peu téléphonée. Concernant les voyages de Laura, j’aurai aimé en savoir plus sur les pays en question, les traditions, les personnes et les situations qu’elle a pu vivre. L’auteur nous fait souvent une longue liste des endroits ou des monuments qu’elle visite sans entrer dans les détails. La liste s’étiole, divulguant là, certes, un gros travail de recherche, mais plus digne d’un guide touristique que d’un roman initiatique.

Malgré toutes ces invraisemblances et cette écriture parfois un peu terne j’ai trouvé plaisir dans cette lecture. Je ne cache pas que ce qui m’a touchée c’est la force intérieure de Laura. Malgré les drames, les galères et les humiliations, elle reste debout. Elle n’a pas d’a priori, laissant sa chance à chacun de lui apporter le bonheur qu’elle recherche. Elle est fraiche et naïve. Par un habile jeu des sentiments l’auteur arrive à nous faire ressentir de la compassion pour Laura, je me suis prise plusieurs fois à pester à haute voix, dans l’intimité de mon canapé, contre ce Djon … « mais laisse tomber Laura, tourne la page !» sous le regard ahuri de l’homme qui partage ma vie ! On ressent un vrai attachement à cette jeune fille à ce qu’elle est, à ce qu’elle vit. Le cheminement spirituel de la protagoniste est subtilement amené par une foison de regards extérieurs, une rencontre, un psychologue, une amie… tous sont là pour l’aider à se comprendre elle-même, à pardonner à son père et à s’accomplir pleinement. Il n’y a pas vraiment de « Happy end » et l’on reste un peu sur sa faim, mais on laisse une Laura définitivement en bonne marche sur la voie du bonheur et ce simple sentiment suffit à nous donner le sourire lorsque la dernière page se referme sur ce joli petit roman sans prétention.

Critique littéraire : Putain de demi-siècle  7

Critique littéraire :

Putain de demi-siècle

Thierry Camin

Titre d’origine : Putain de demi-siècle
Auteur : Thierry Camin
Date de parution : 15 octobre 2010
Nombre de pages : 116 (format ebook)
Édition : Persée

Quatrième de couverture :

Santé, Amour et Argent, une conjonction qui fait rêver et espérer. Mais le vécu me l’a conjugué différemment par souffrance, trahison et faillite. Pour la plupart du commun des mortels, les trois premiers mots ont une signification forte. Et d’ailleurs, il y a plusieurs combinaisons possibles, cela reste mathématique et disons que probablement et statistiquement (bien qu’aucuns chiffres ne viennent corroborer ces dires !), je m’autorise à penser aisément que l’on peut en associer au moins deux dans une grande majorité des cas. Pour le côté positif de la chose. Mais ici, il n’en sera pas de même !

Alors sans complexes je vais vous conter mon expérience. D’où ce titre assez évocateur et l’envie irrésistible de ponctuer par l’écriture ce premier chapitre plutôt épique de mes cinquante ans…

Signé : un être humain qui garde un sens à la vie !

Y a-t-il une suite ? Peut-être

Ma chronique :

Voici que pour la première fois je m’essaye à tester la lecture d’un Ebook via mon tout nouvel Ipad apporté il y a peu par le grand barbu de Noël. Ne sachant que choisir, je flâne sur des sites de lecture quand soudain un titre attire mon œil ! « Putain de demi-siècle !» Plutôt étrange l’introduction de ce mot vulgaire sur la couverture de ce qui m’a tout l’air d’un premier roman. C’est donc intriguée par ce titre qui sonne comme une interjection que je lis le résumé sur le site de l’éditeur. Il s’agit d’une autobiographie des clinquantes premières années de vie de l’auteur : Thierry Camin. Je tiens à signaler que je n’aime d’ordinaire que très peu ce style, surtout depuis ma rencontre imposée en terminale avec Les confessions de Jean-Jacques Rousseau, mais ceci est une autre histoire ! Bref, après avoir quelque peu lutté avec ITunes et le matériel technologique, décidément pas si pratique, me voilà enfin prête pour ma première expérience de lecture « virtuelle », confortablement installée dans mon canapé.

Après une brève introduction dont une bonne partie est reprise dans le résumé précédemment lu, on plonge littéralement dans la vie de l’auteur. On y découvre un jeune garçon trépident et aimant la vie. Malheureusement dès son plus jeune âge Thierry vit avec une mal formation du genou qui l’empêche de mener une vie normale de petit garçon sportif. Il se voit donc empêcher de vivre son rêve (L’auteur ne cessera de nous rappeler par la suite l’incompétence de son thérapeute !). On en apprend pas beaucoup sur l’enfance de Thierry on sait juste que l’école n’est pas une priorité et qu’il décide sous le « piston » de sa mère d’aller travailler dès ses 14 ans. Après plusieurs emplois successifs qui dévoilent son inimitié avec les métiers manuels, Thierry va finalement devenir fonctionnaire et nous n’en saurons pas bien d’avantage. La suite de l’ouvrage s’emploie à décrire les mésaventures amoureuses, les difficultés financières et les plusieurs épisodes dépressifs de l’auteur. Il est difficile d’entrer plus loin dans les détails sans réellement dévoiler le contenu du recueil. Je vous laisserai donc découvrir l’intimité de Thierry par vous-même.

Ce que je peux vous dire c’est que ce livre est pour le moins atypique et déroutant ! L’auteur ponctue les phases de sa vie par des poèmes qu’il a écrit lui-même sous le coup des émotions du moment raconté. Cette alternance entre poésie et prose ordinaire est allégrement bien menée. Si la prose traduit le fait, le poème sublime l’émotion ressentie. On pénètre alors réellement dans l’intimité des sentiments. La construction systémique de l’ouvrage est une réelle réussite bien que très déroutante pour le néophyte.

Par un style fluide et pétillant, Thierry nous raconte sa vie, ses amours mais également ses erreurs et son passé dépressif. Il semble que l’écriture évolue avec la lecture et l’avancée dans le temps de l’ouvrage. En effet, au début l’on croit lire le journal intime d’un adolescent ponctuant ses phrases d’interjections comme : mdr  ou lol ! Plusieurs fois le lecteur est pris à témoin des idées de l’auteur comme s’il en cherchait l’approbation ce qui a l’avantage de rendre le récit beaucoup plus vivant. Au fur et à mesure l’écriture murie, les tournures sont plus complexes sans pourtant devenir ardues. Effet voulu par l’auteur où juste coïncidence de l’évolution d’un auteur au fil de son écriture, j’aime à penser que Thierry nous a volontairement laissé une trace de son cheminement littéraire.

Les poèmes, bien que réellement travaillés et construits, sont quant à eux parfois un peu décevants. Personnellement je vois la poésie comme une évasion, comme un moment suspendu dans l’air ou l’emploi des mots souvent précieux ou oubliés embellissent la rêverie ! Ici les poèmes sont « terre à terre » avec des mots du quotidien et parfois tombant « comme un cheveu sur la soupe ».  Comme si l’auteur s’empêchait de quitter la réalité. Difficile d’expliquer ce ressenti sans exemple mais se serait faire infidélité à l’auteur que d’en dévoiler un seul. Ce qui est séduisant en revanche c’est leurs diversités, ils touchent tous les sujets d’une vie bien remplie. Un m’a particulièrement enchanté par son humour et sa drôlerie réellement  perspicace. Enfin, certains textes ont été écrits sur inspirations musicales. Sans réelle saveur, couchées là sur le papier, j’ai fait l’expérience de les relire sur les musiques indiquées et quelle merveilleuse découverte. Les mots sonnent en accord parfait avec les émotions musicales nous entraînant alors dans l’univers un peu fou de son auteur ! Un vrai travail d’orfèvre.

Par cette succession de récits, de poèmes et de sensations musicales, ce n’est plus un livre que Thierry nous propose, mais une vraie expérience audio-visuelle, un déroutant son et lumière jaillissant comme un feu d’artifice littéraire sous les yeux d’un lecteur surpris.

En conclusion, il n’est jamais évident de se jeter dans les profondeurs de son être sans pour autant devenir pathétique ou condescendant. L’auteur réussi ce tour de force de nous ouvrir son âme avec pudeur, sincérité et sans mièvrerie. Il assume ses erreurs sans se plaindre et décrit ses joies avec grande humilité. O.V.N.I. littéraire et déroutante sensation livresque, je le conseille aux amoureux des autobiographies ou à tous ceux qui souhaiteraient se réconcilier avec ce genre, ici, magnifiquement dépoussiéré !

Critique littéraire : Les murmures du versant  0

Critiques littéraires :

Les murmures du versant

(critique en partenariat avec  http://accros-et-mordus.forumactif.com/)

Titre d’origine :Les murmures du versant● Auteur : Philippe Cortay
Date de parution : 2011
Nombre de pages : 237
Edition :Les Nouveaux Auteurs● Quatrième de couverture :Un bel hommage aux anciens des villages de France qui sont de véritables sources de connaissance pour les jeunes générations. Jean est un jeune professeur d’ébénisterie et un passionné de la nature vivant dans les Alpes françaises. Ses souvenirs le ramènent sans cesse à son histoire familiale telle qu’elle lui a été racontée par son grand-père, Jeannot Deschamps. L’Ancien sait tout de l’Alpe, de l’histoire du pays, du temps qu’il va faire, des moeurs du chamois, des habitudes de la truite fario. Avec lui, Jean apprend l’art subtil de la pêche à la mouche, de la chasse et s’enrichit par les voyages livresques que lui procurent les grands écrivains. Ce retour aux sources permettra à Jean de découvrir la vie de ses aïeux, le sens de la vie, des vraies valeurs et du lien qui unit les Hommes à la nature.
Y a-t-il une suite ? nonChronique

Je tiens à remercier le forum « Accros & Mordus de lecture » et la maison d’édition des «Nouveaux Auteurs» qui m’ont permis de découvrir les «Murmures du versant» dans le cadre d’un partenariat.

D’abord réticente à la lecture de la quatrième de couverture, ce livre a été une réelle surprise et une vraie découverte. J’ai été embarquée du début à la fin dans cet univers nostalgique qui m’a fait voyager dans le temps et dans mes propres souvenirs.

Lu en trois heures trente, (oui c’est plus facile quand on est coincée en voiture sur l’autoroute des vacances !!!) je me suis amusée, émerveillée et émue de cette touchante histoire familiale sans jamais voir le temps passer. Le temps ! Notion que l’auteur sait suspendre pour notre plus grand plaisir.

Cet ouvrage est une chronique (autobiographique ?). L’histoire se situe dans les montagnes de Savoie (on ne sait pas bien où d’ailleurs) et l’on suit, à travers le dernier de la lignée, la vie d’une famille de montagnards et leurs secrets. Dans ce livre, chaque personnage est attaché à son époque et l’on parcourt les sections (divisées en chapitres) en remontant le temps.

On rencontre d’abord Zian (Jean), jeune professeur d’ébénisterie à la ville, qui vient chaque été se souvenir de ses ancêtres auprès des montagnes de son enfance. Personnage simple et nostalgique, c’est avec lui et ses souvenirs que l’on voyage à travers les dates qui ont marqués le « versant » comme ils l’appellent là-bas.

La première section du livre, qui porte son nom, est consacrée à sa biographie. On y apprend son inaptitude tant pour les maths que pour la vie sociale en général. On rencontre également ses parents, peu enclins à vivre à la campagne, qui ont désertés la vieille ferme familiale pour accomplir leur destin plus bas dans la vallée. On sent dès les premières pages l’attachement de Zian pour son grand-père (qu’il nomme « l’ancien ») et pour les choses de la nature. Héritage qui semble avoir sauté une génération et qui renait dans ce jeune homme enraciné au « versant » dans ses gènes plus que dans son éducation.

On fait ensuite la connaissance de Joseph (le père de « l’ancien ») et de la jeunesse de « l’ancien ». Au cours de cette deuxième section, l’auteur nous fait voyager dans le maquis de la deuxième guerre mondiale où les gens du terroir se moquent bien des allemands et de leur idéologie antisémite. On y apprend comment la contrebande et la fuite des juifs vers la suisse sont organisées et font vivre les campagnes au nez et à la barbe des « Boshs » comme ils les appelaient. On découvre les histoires du village, les faits d’armes de jeunesse de « l’ancien » mais aussi les tragédies de son enfance. C’est aussi à cette époque que se jouent les drames qui dicteront toute sa vie (et de surcroît ils deviennent la trame du livre).

La dernière partie est consacrée à Jeannot (« l’ancien ») et à sa femme Germaine. On nous raconte leur première rencontre et on y apprend les secrets de la chasse et de la pèche à la mouche. C’est aussi, pour moi, le passage le plus attachant du livre. « L’ancien » est un homme rustre mais droit, chez lui pas de télévision, que des choses simples, naturelles et sans tromperies. Cet homme, que la vie a malmené, s’attache à être un exemple pour sa descendance et même s’il oublie facilement sa date d’anniversaire de mariage, il est touchant, attachant et chargé de valeurs ancestrales qui font le bon sens et la droiture des gens de son pays. La volonté de transmettre à son petit-fils les secrets du « versant » nous révèlent le sentimentalisme pudique d’un grand-père pour son petit-fils.

Enfin et sans dévoiler l’intrigue, l’épilogue du livre, digne d’un roman de Pagnol, nous montre à quel point, malgré une vie digne et droite, un homme peut-être faillible face à ses sentiments.

Ce livre m’a particulièrement étonnée et dépaysée Vétiable coup de fraicheur en en cette période de vacances estivale.

Facile à lire j’ai pourtant un véritable regret. En effet, si l’on sourit à quelques formules de phrases souvent très bien imagées ou à certaines situations décrites avec un surprenant réalisme (cf : le débarquement de Germaine dans le bar par exemple), le style de l’auteur m’a semblé malheureusement inégal. L’ouvrage souffre parfois de lenteur et certaines descriptions, certes très belles et très complètes, perdent le lecteur en détails inutiles pour qui n’est pas connaisseur voire amateur (cf : la préparation des cannes pour la pêche). Un vrai regret car j’ai adoré m’amuser dans la cour de réaction de Zian ou dans le lac de montagne protégé par le secret de famille.

Lorsque j’ai eu fini ma lecture, ma première réaction fût de le conseiller à ma mère et à mon frère tant cette histoire a fait écho à ma grand-mère et à son bon sens campagnard. C’est une histoire qui aurait pu être la mienne où celle de n’importe quel être humain qui se sent arrachés aux siens et à sa terre natale. Je tiens à remercier l’auteur pour le bon moment qu’il m’a apporté. Cette chronique m’a particulièrement touchée, pudiquement racontée, sans ajouts ni fausse note, elle a résonné en moi.

En refermant ce livre, j’ai ouvert le tabernacle de mes souvenirs d’enfance, une larme de nostalgie a coulé sur ma joue et un sourire enfantin s’est lentement dessiné sur mon visage lorsque j’ai repensé, avec regrets, aux choses de mon propre passé.