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Chronique littéraire : Le premier défi de Mathieu Hidalf  8

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Le premier défi de Mathieu Hidalf

Auteur : Christophe Mauri

Date de parution : Septembre 2011

Nombre de pages : 256

Édition du livre : Gallimard Jeunesse

Quatrième de couverture : À tout juste dix ans, Mathieu Hidalf est une légende. Sa spécialité ? Gâcher l’anniversaire du roi par une bêtise effroyable. Même s’il doit pour cela compromettre son rêve le plus cher : entrer à la célèbre école de l’Élite. Mais cette année, la fête risque de tourner au drame : les redoutables frères Estaffes ont rompu un serment magique et menacent de tuer le roi. C’en est trop pour Mathieu Hidalf : il ne laissera personne saboter à sa place le royal anniversaire!

Y a-t-il une suite ? Oui ! T2 : Mathieu Hidalf et la Foudre Fantôme (Chronique bientôt disponible)

Mon avis

A force d’en entendre parler sur les réseaux sociaux et à force d’être harcelée de documentation sur le bouquin, l’auteur, sa vie, son œuvre, la couleur de son slip, etc… (Merci Tom :)) j’ai craqué et j’ai finalement suivi le buzz jeunesse du moment en me procurant les 2 premiers tomes de Mathieu Hidalf.

Je voudrais principalement remercier la voix du livre sans qui je ne me serai jamais intéressé à ce roman jeunesse.  Ce titre est pour moi la révélation de l’année. Attendez-vous à une déferlante de passion et à une « success story » à la Harry Potter !

Un petit polisson attachant

Mathieu Hidalf, c’est l’histoire d’un petit garçon de 10 ans qui a eu la bonne idée de naître le même jour que le roi, dérangeant ainsi son 50ème anniversaire. Pour commémorer cet évènement, chaque année depuis ces 3 ans, Mathieu s’emploie à reproduire l’incident en déployant son imagination pour réaliser une plus grosse bêtise que l’année précédente. Voilà une histoire assez simplette au départ qui se corse quand des troubles fêtes viennent perturber les plans du jeune garçon !

Me voilà le livre en main, bien décidé à me plonger intégralement dans cette cure de jouvence mais je dois dire que j’ai été déconcerté dès les premières pages ! Ah Mathieu ! Qu’est-ce qu’il m’a agacé ce petit garçon, « je sais tout », insolent et malhonnête ! Quant à ses parents, ils sont doués comme leurs pieds pour comprendre leurs progénitures et manquent cruellement d’imagination tout comme le prouve les prénoms des sœurs de Mathieu : « les Juliettes ». La grande, Juliette d’Or, âgée de 16 ans, qui a causé un grand vide dans l’existence de Mathieu quand elle est partie s’installer au château du roi pour se consacrer à la danse. Vient ensuite Juliette d’Argent, âgée de 11 ans, on apprendra bien vite que sous couvert d’être la petite fille sage et courtoise, elle est, en fait, le maillon principal d’une gigantesque supercherie visant à tromper la vigilance parentale (le serment sage comme du potage m’a bien fait rire). Enfin, Juliette d’Airain, âgée de 6 ans, précoce et très intelligente, elle dévore les encyclopédies et rêve d’être la première femme Elitienne ! Oui, car le rêve de Mathieu c’est d’intégrer « l’Elite », l’école la plus prestigieuse, mais aussi la plus dangereuse, du royaume qui, comme son nom l’indique, forme l’élite de la nation sur le plan physique mais également intellectuel !

Mais ce morveux fainéant ne compte pas travailler pour y entrer ! Évidemment !

Voilà pour le décor !  Tout semble parfait pour un roman jeunesse mais en fait, me voici plongé, malgré moi, dans une apologie pure et dure de l’entourloupe et du mensonge !

Mais qu’est-ce que c’est que cette moralité ?

Où-va-t-on quand les enfants ne respectent plus les adultes ? Mathieu et ses sœurs ne cessent de se moquer éperdument de leurs parents et des adultes qui les entourent ! Fourbe, négociateur, menteur, immature voilà un gamin, qui, s’il existait vraiment, mériterai 2-3 « claques au cul » et POURTANT ! J’AI ADORE ce roman !!!! C’est frais, c’est drôle, c’est attachant ! Malgré leur insolence et la bêtise, en particulier, de leur père mais également des adultes, les enfants Hidalf sont captivants,  émouvants et liés par une réelle complicité.  Le style est simple et léger. Christophe Mauri sait nous tenir en haleine quant à la prochaine bêtise annuelle de Mathieu. On se prend au jeu, et malgré l’immoralité complète de cette histoire, on retombe facilement en enfance ! Mais quel bonheur ! On s’agace, on pleure, on rit …bref on bascule complétement en se laissant porter par un suspense haletant ! L’univers de Christophe est loin d’être purement magique mais il est farfelu et fantaisiste, on assiste même à une des premières grèves de créatures magiques de toute l’histoire de la littérature Fantasy ! Bourrés d’humour et un brin insolites, les dialogues sont percutants et nous tirent de nombreux sourires. J’ai adoré voir des créatures magiques qui nous ressemblent, elles sont malades, en colère, font la grève … bref elles sont humaines !

Un conte original et rafraîchissant

Sans jamais s’essouffler, voici un conte moderne parfait pour vos enfants, vos adolescents ou pour vous-même qui avez envie de vous évader, on en ressort heureux et enchanté avec une furieuse envie de connaître la suite!  Voilà un livre qui bouscule les schémas établis pour la plus grande joie des petits et des grands. Ce premier tome amorce une Saga qui promet d’être complexe aux vues des premières pages du tome 2 que je chroniquerai bientôt ! 🙂

En résumé, ouvrez ce livre si vous avez envie, d’évasion, de bonheur, de rires, d’abandon de vos soucis, un brin d’air frais sur le « politiquement correct » de la fantasy enfantine ! Un premier Tome qui pour moi sonne comme un coup de cœur, un livre à ne pas rater, une saga à la française qui va faire un carton ! 🙂 !

Lien vers le Tome 2 (bientôt disponible)


Critique littéraire : Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-mines  3

Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-mines

Pierre Thiry

Couverture du livre Isidore Tiperanole
Couverture du livre Isidore Tiperanole

Titre d’origine : (si étranger)
Date de parution : Septembre 2011
Nombre de pages : 68
Edition de ton livre : Book on Demand

Quatrième de couverture :

A cette époque, Montceau-les-Mines était bien différent d’aujourd’hui.
— Oui, on sait déjà tout ça !!! répondrez-vous.
C’était la campagne, il n’y avait personne à part quelques lapins, il ne se passait rien du tout…
Ce n’est pas si simple, il se passait même bien des choses. Il y avait Arthur, Theobald et Justin, il y avait aussi la belle Ermelinde, il y avait encore… Isidore, il y avait enfin…
Mais je ne vais pas vous raconter toute l’histoire maintenant, il faut aussi ouvrir le livre et lire Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines alors vous apprendrez des choses qui vous étonneront peut-être. A cette époque, Montceau-les-Mines scintillait de poésie.

Y a-t-il une suite ? non

Ma chronique :

Tout d’abord, je voudrais remercier du fond du cœur Pierre Thiry. Grâce à lui, je marque là mon premier partenariat à titre individuel. Je le remercie pour sa confiance, sa générosité et sa disponibilité. Enfin, un grand merci pour cette superbe dédicace, remerciements auxquels j’associe Myriam Saci pour son petit dessin !

Image de la dédicace pour le livre Isidore Tiperanole
Image de la dédicace pour le livre Isidore Tiperanole

Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-mines est avant tout un conte pour enfants. Ce petit livre d’une soixantaine de pages est un petit trésor qui s’adresse aux plus jeunes.

Dès les premières pages, nous voilà embarqué dans un monde où les animaux parlent et construisent des maisons. On rencontre rapidement les trois frères Lapaimbot. Chacun avec leurs propres talents, ils tenteront de conquérir la belle Ermelinde, la princesse hermine. Mais pour parvenir à leurs fins, il leur faudra passer devant le terrible concierge, j’ai nommé Isidore Tiperanole !

Voilà un petit conte léger et frais, qui se laisse facilement lire. Si l’écriture semble un peu ardue au départ, les mots s’enchainent tout seuls et l’on oublie vite que l’on voyage en fait à travers son propre imaginaire ! Nous voilà plongé dans un univers farfelu et insolite avec des personnages hors du commun. Je ne décrirais pas le concierge, car ce serait dévoiler une partie de l’intrigue et gâcher la lecture de ce « petit » livre, mais je dirai qu’il est peu commun de tomber nez à nez avec ce genre d’énergumène. La quête qu’il mène est toute aussi bien poétique que sans fin ! J’ai adoré suivre ces petits lapins dans leurs (mésa) aventures amoureuses en particulier Justin, le 3ème lapin. Sa poésie et son insouciance m’ont particulièrement touchée.

Par une écriture enjouée et féerique, l’auteur n’en manque pas moins de références et les jeux de mots ainsi que le détournement de citations vont ravir les moins jeunes d’entre nous qui auront reconnus certains auteurs mythiques du genre !

D’une grâce et d’une drôlerie fantasque, ce petit conte est un coup de fraîcheur dans notre bibliothèque ! Le schéma est respecté : les personnages sont sympathiques et accessibles, la morale est délicate sans être mièvre, les mots sont magiques et enfin, l’univers est imaginaire à souhaits !

Je voudrais souligner la pertinence des dessins. Myriam signe là de véritables œuvres d’arts qui subliment magnifiquement l’histoire permettant aux enfants de se projeter dans le récit avec simplicité et émerveillement ! J’ai hâte de retrouver l’illustratrice dans un nouvel ouvrage !

En résumé, si vos enfants vous réclament du nouveau et de la poésie, courez acheter ce petit joyau de la littérature enfantine qui saura ravir petits et grands ! A déguster avec un bon chocolat chaud, voilà un merveilleux conte à lire le soir au coin du feu !

Je voudrais encore remercier Pierre et Myriam, grâce à qui j’ai passé un agréablement moment de lecture que je langui de partager avec les bambins de mon entourage ! J’adore vos plumes légères, poétiques et délicates, je vous souhaite de nous ravir encore et encore et je galope acheter « Ramsès au pays des points-virgules » de ce pas !


Critique littéraire : Zora s’en va  1

Critique littéraire :

Zora s’en va

Ilya Guessal

Titre d’origine : Zora s’en va
Auteur : Mireille Pierson
Date de parution : 2010
Nombre de pages : 68
Édition : Persée

Quatrième de couverture :

Zora s’en va. Elle quitte la villa aux tuiles rouges et les néfliers. Je l’admire une dernière fois quand elle se met du vernis à ongles sur les orteils. Elle est belle, arrogante. Une mèche rousse couvre son regard. L’odeur de son parfum me fait une ultime révérence. Il est midi. Dans une heure, elle prendra le car pour Marengo et ne reviendra plus. La veille, pourtant, on s’était promis l’éternité…

L’auteur, Ilya Guessal est né le 2 mai 1970 à Alger. Docteur en musicologie et en histoire de la musique, il vit et enseigne dans les Dom-Tom. Zora s’en va est son premier roman.

Y a-t-il une suite ? Non

Ma chronique :

L’auteur nous retrace un thème autour de la musique arabo-andalouse et de la contribution des juifs et des arabes à la sauvegarde du Patrimoine de cette musique plus que millénaire.

Dans l’Algérie des années 1980, on suit une tranche de vie d’un jeune garçon de 14 ans et l’arrivée dans son habitation d’une fille au pair suite à la naissance de ses deux frères jumeaux. Au travers cette rencontre, c’est un véritable choc des cultures qui se joue.

On ne se sait pas grand-chose sur le jeune garçon, en revanche Zora est le personnage central de l’œuvre. Trésor de patience, elle est douce, belle et sait s’occuper des jumeaux à merveille. Mais Zora est avant tout une patriote, une arabe qui aime son pays, qui revendique ses opinions et qui voit les français et les juifs comme des monstres. C’est un choc pour elle quand elle apprend la vérité sur sa famille d’accueil !

Ce qui m’a accroché au premier abord c’est la couverture : lisse, douce, brillante et joliment illustrée. J’ai aimé l’écriture lente et poétique. Voici une nouvelle de 60 pages qui se laisse apprécier. Chaque phrase est pensée, travaillée et nous plonge dans l’univers féérique de l’auteur ! Le décor d’Alger est parfaitement décrit et on reconnaît chaque détail.

J’avoue avoir manqué de connaissances historiques pour apprécier ce roman en profondeur et je le recommande à un public plutôt adulte averti et conscient des difficultés de l’Algérie de cette époque. J’ai particulièrement aimé la « morale » délivrée par la grand-mère. Le Judaïsme et Sionisme sont parfaitement distingués et expliqués. « Je suis dans mon pays! Nul ne m’empêchera d’y mourir! » ! Voilà une phrase qui m’a particulièrement touchée. Un petit livre, véritable pamphlet à la tolérance, qui nous apprend (même si on le savait déjà) qu’une nation c’est avant tout un sentiment patriotique de n’importe qu’elle confession religieuse que l’on soit.

A noter : L’association des Ecrivains de Langue Française (ADELF) vient d’attribuer la Mention Spéciale du Prix de l’Afrique Méditerranéenne à Ilya Guessal pour son livre Zora s’en va.


Critique littéraire : Le dessous des choses  3

Critique littéraire :

Le dessous des choses

Anne-Marie ABITAN

Titre d’origine : Le dessous des choses
Auteur : Anne-Marie Abitan
Date de parution :
Nombre de pages : 64
Édition : Nykta

Quatrième de couverture :

J’ai commencé par faire semblant d’écrire,
avec le doigt sur la paume de ma main.
Puis, j’ai écrit partout…
J’aime ce qui est fastidieux
J’aime la lenteur du geste
J’aime relier par des ponts les choses
qui n’ont rien à faire ensemble
Pour rendre le monde cohérent.
Mathlide balaie la terrasse, sans savoir qu’un cadavre attend, sous le carrelage. Voilà que les os remontent à la surface. Justin ne veut pas qu’on en parle.

Y a-t-il une suite ? Non.. et c’est dommage ! 🙂

Ma chronique :

L’histoire se passe en Provence tout près d’Aubagne. Mathilde et Justin, un couple de jeune retraité ont racheté sur un coup de chance leur vieille maison de famille. Deux ans se passent et un jour, en effectuant des travaux de jardinage, Mathilde trouve des os humains sous le sol de sa terrasse. Contre toute attente et surtout par crainte, le vieux couple va tenter de résoudre l’affaire par leurs propres moyens. Au-delà d’os humains, ils vont alors déterrer leurs propres souvenirs.

On rencontre tout d’abord Mathilde, une femme douce et discrète au passé douloureux. Elle est attachée aux traditions, respecte les anciens tout en étant complètement dévouée à son mari. Perturbée par l’arrivée de ce « squelette » dans son habitation, elle trouvera néanmoins la force de braver les interdits! Un personnage touchant tant sa naïveté est drôle et attachante.

Descendant d’une famille de tourneur, Justin est retraité de la fabrique d’argile. Force de la nature, avec lui cela file droit ! C’est lui qui prend les décisions et qui règle les problèmes. Il râle, il se moque gentiment d’elle mais au fond il est attaché à sa chère Mathilde.

Enfin, il y a Victoire, la voisine d’en face ! Elle voit tout, elle sait tout ! Un véritable moulin à paroles ! C’est le genre de voisine qui s’incruste chez vous à toute heure ! Elle s’invite dans les conversations, espionne ses voisins et cancane à tout va à croire qu’elle en sait plus sur vous que vous-même ! Le genre de voisine qu’on aime et qu’on déteste à la fois!

J’ai adoré ce petit bouquin ! C’est simple, c’est léger, ça sent bon la Provence ! Les personnages sont vrais, simples, attachants. Les dialogues sont percutants. On croit entendre ses propres grands-parents à toutes les pages ! Malgré des évènements tragiques et de lourds secrets de famille qui empoisonnent l’esprit des protagonistes, cela respire la bonne humeur ! Les situations sentent aussi bien la lavande que le vécu. Les personnages sont pittoresques sans tomber dans la caricature.  On entre chez Mathilde et Justin facilement, on sourit de leurs « disputes » empreints des mots de leurs pays (fada, santon, espincher, bisquer…et bien d’autres). Pas de phrases compliquées ou de réflexions philosophiques, c’est le bon sens paysans avant tout !

Le style est simple, sans entourloupes, on plonge à 200% dans l’histoire et on regrette vite que le roman ne fasse que 60 pages ! Les flashbacks sont rondement menés, on ne se perd pas. Sans fausse nostalgie et sans mièvrerie on découvre des moments douloureux de la vie de Mathilde. L’auteur nous livre là un vrai conte provençal moderne et émouvant.

Difficile à cerner, ce livre est à la fois un polar mais pas un thriller, un récit mais pas une biographie, un conte mais sans la morale finale… en fait c’est une histoire… un sujet grave pour une histoire légère.

Alors si pour vous l’hiver est froid et vigoureux, si la vie ne vous sourit pas ou que vous avez une grosse galère, venez donc vous réchauffer, faire une pause soleil, un break de bonne humeur avec ce joli petit bijou à lire ABSOLUMENT !

Spéciales dédicaces :

Je voudrais remercier Coucinet (voir son blog ici) avec ferveur pour m’avoir fait découvrir ce petit bijou ! Je pense d’ailleurs en faire mon premier livre voyageur tellement c’est une pilule d’émotions et de bonne humeur !

Merci également aux éditions Nykta pour leurs idées géniales (et équitables 🙂 chouette !) de publier des auteurs locaux !


Critique littéraire : En passant par Israël  0

Critique littéraire :

En passant par Isarël

Mireille Pierson

(critique en partenariat avec les accros et mordus de lecture )
Titre d’origine : En passant par Israël
Auteur : Mireille Pierson
Date de parution : 2011
Nombre de pages : 164
Édition : Chloés des Lys

Quatrième de couverture :

Ce livre relate l’histoire de la vie d’une jeune fille qui depuis sa naissance cherche le chemin de la Vérité, le chemin de l’Amour. Elle veut comprendre le sens de sa vie. Après la mort de son père, Laura va entreprendre des voyages. A travers ses aventures et ses rencontres, elle va pouvoir faire ses expériences, mieux se connaître et arriver à son but qui est finalement l’épanouissement dans sa vie actuelle. La Terre d’Israël a été pour elle la source, la base de toute son évolution intérieure. Malgré les embûches et les difficultés, elle réussira à trouver ce qui est bon pour elle.

Elle va commettre des erreurs, ce qui est normal car la vie n’a pas de  » recette magique.  » Il faut persévérer, apprendre à se connaître et être soi-même sans avoir peur du regard des autres. Rechercher la lumière qui est en nous et la faire briller.Il faut persévérer, apprendre à se connaître et être soi-même sans avoir peur du regard des autres. Rechercher la lumière qui est en nous et la faire briller. »Le plus grand bien que nous puissions faire aux autres n’est pas de leur communiquer notre richesse mais de leur révéler la leur. »LouisLavelleCe livre décrit Israël ainsi que les autres pays à l’époqueoùLaura s’y est rendue et selon son témoignage.

Y a-t-il une suite ? Non

Ma chronique :

Tout d’abord je voudrais remercier les éditions Chloés des lys et le forum accros et mordus de lecture pour ce petit livre peu ordinaire et très intéressant.

A travers ce roman, « en passant par Israël » nous suivons une jeune suissesse du nom de Laura,  benjamine d’une fratrie de trois sœurs. Ses parents n’ont pas beaucoup d’argent et elle grandit dans une ambiance familiale perturbée par la descente aux enfers d’un père absent, alcoolique et accro aux jeux d’argent. Un père, qui finit par se suicider un soir de Noël alors qu’elle n’est encore qu’une adolescente. Fortement déstabilisée par cette mort tragique, sa vie de jeune adulte est très difficile. Elle supporte mal les boulots stables, elle dit qu’elle y étouffe et trouve dans le voyage, où plutôt la fuite, un moyen de s’évader de son quotidien. Même si elle fait du tourisme, elle voyage pour découvrir le pays qu’elle visite. Elle s’y installe plusieurs mois, voire une année pour y travailler, connaitre la société et faire des rencontres. Pour Laura ces voyages sont une façon de poursuivre son épanouissement personnel vers la quête de son propre bonheur. Mais voilà, c’est une jeune fille qui a bon cœur, qui partage facilement et qui tombe aisément dans les griffes de personnes mal intentionnées. Concernant sa vie amoureuse, elle ne rencontre que des hommes qui ne savent pas prendre soin d’elle ou qui l’a manipulent et se retrouve devant des choix impossibles qui la marqueront à vie, la poussant même jusqu’à une tentative de suicide. Repoussée par son père, trahie par ses amoureux et atrocement manipulée par Djon. Son salut réside dans le voyage et dans les rencontres qu’elle y fait car au final c’est lors de l’un d’entre eux qu’il finit par s’initier à la spiritualité et à la connaissance de soi qui la délivreront peu à peu de son passé tragique.

L’écriture est fluide et légère mais je ne suis pas complétement entrée dans le roman. Les situations tragiques qui se succèdent, les mauvaises rencontres, les plusieurs tentatives de viols dont l’héroïne fait l’objet, tout cela manque de vraisemblance. Son histoire ressemble à un résumé des violences que l’on peut faire à une femme, c’est trop pour une seule vie ! Les personnages secondaires, bien que travaillés, manquent de profondeur et réagissent de façon un peu téléphonée. Concernant les voyages de Laura, j’aurai aimé en savoir plus sur les pays en question, les traditions, les personnes et les situations qu’elle a pu vivre. L’auteur nous fait souvent une longue liste des endroits ou des monuments qu’elle visite sans entrer dans les détails. La liste s’étiole, divulguant là, certes, un gros travail de recherche, mais plus digne d’un guide touristique que d’un roman initiatique.

Malgré toutes ces invraisemblances et cette écriture parfois un peu terne j’ai trouvé plaisir dans cette lecture. Je ne cache pas que ce qui m’a touchée c’est la force intérieure de Laura. Malgré les drames, les galères et les humiliations, elle reste debout. Elle n’a pas d’a priori, laissant sa chance à chacun de lui apporter le bonheur qu’elle recherche. Elle est fraiche et naïve. Par un habile jeu des sentiments l’auteur arrive à nous faire ressentir de la compassion pour Laura, je me suis prise plusieurs fois à pester à haute voix, dans l’intimité de mon canapé, contre ce Djon … « mais laisse tomber Laura, tourne la page !» sous le regard ahuri de l’homme qui partage ma vie ! On ressent un vrai attachement à cette jeune fille à ce qu’elle est, à ce qu’elle vit. Le cheminement spirituel de la protagoniste est subtilement amené par une foison de regards extérieurs, une rencontre, un psychologue, une amie… tous sont là pour l’aider à se comprendre elle-même, à pardonner à son père et à s’accomplir pleinement. Il n’y a pas vraiment de « Happy end » et l’on reste un peu sur sa faim, mais on laisse une Laura définitivement en bonne marche sur la voie du bonheur et ce simple sentiment suffit à nous donner le sourire lorsque la dernière page se referme sur ce joli petit roman sans prétention.