Critique littéraire : l’open space m’a tuer  8

Critique littéraire
L’open space m’a tuer

Alexandre des Isnards et Thomas Zuber


Informations

Titre d’origine : l’open-Space m’a tuer

Date de parution : 07/2010

Nombre de pages : 210

Edition de ton livre : Hachette littérature / collection Le livre de poche

Quatrième de couverture :
Ils ont fait de bonnes études, occupent des postes à responsabilités dans des entreprises prestigieuses, auront demain les clés de l’économie française et pourtant, les jeunes cadres sont au bord de l’explosion.Dans les années 1980, ils étaient prêts à tout pour réussir. Aujourd’hui, ils prennent leurs RTT, refusent des promotions et pensent que la vraie vie est ailleurs. Passé l’enthousiasme des premières semaines, les jeunes recrues se heurtent aux dures réalités des nouvelles méthodes de management. Tendinite du BlackBerry, malaises vagaux dus au stress, départs pour des ONG de sur-diplômés : dans des saynètes truculentes, on découvre les souffrances et les désillusions de la génération open-space. Jusqu’à présent, elle continuait à faire bonne figure. Avec ce livre, elle décide d’ôter le masque.

Y a-t-il une suite ? non

Un mot pour définir le livre : Vécu

Une citation du livre

« Vous l’avez compris, Isabelle fait partie des « crack-berries », ces personnes accros aux vibrations des e-mails, comme drogués de l’info plantés devant LCI à mater le tsunami en boucle. Bref on peut avoir un BlackBerry… si on sait l’éteindre »

Ma note 7/10

Mon avis :
fraîchement débarquée de ma cambrousse, je me suis retrouvée à Paris 15ème dans une entreprise aux méthodes à l’américaine et où l’Open-space, l’email et le « time-shit » étaient brandis comme des outils de travail révolutionnaires.

Après être revenue de cette soit disant innovation (machiavélique) et sur les conseils d’une collègue c’est tout naturellement que je me suis jetée sur « l’Open-space m’a tuer ».

Je m’attendais à un livre sur les problèmes et anecdotes de l’open-space, c’est en fait un recueil de situations qui arrivent dans ces grands espaces ouverts où il faut composer avec beaucoup de monde et où l’espace privé n’existe plus.

C’est une chronique très « parisienne » de la vie des entreprises modernes qui se veulent « in » mais qui au final déshumanisent le travailleur, le perdant en anglicismes pervers et en fausses bonnes idées.

Du commercial se baladant avec ses dossiers sous le bras en hurlant au téléphone à l’assistante accros à ses e mails qu’elle lit sur son BlackBerry jusque dans son lit… En fait ce livre m’a « foutu la trouille » me reconnaissant souvent (trop) dans des situations aussi drôles que finalement pathétiques.

Même s’il se lit facilement le style est quelconque et en vérité, seuls ceux qui ont « vécus » l’Open-space peuvent vraiment apprécier la critique cynique de ces folles entreprises qui peuvent parfois nous pousser jusqu’à la dépression.

Je le recommande à :  un public adulte

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Je partage ton avis en fait. Ca m’a également fait sourire parce que je me reconnaissais dans certaines situations mais finalement pas du tout paniquée. =) Et je ne vis pas du tout le même « open space » en fin de compte. Dans mon entreprise, on n’en est pas encore arrivés à ce point là ! HEU-REU-SE-MENT !


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